La SCALITE, un nouveau cycle de l’économie circulaire dans l’industrie de la pêche.

La SCALITE, un nouveau cycle de l’économie circulaire dans l’industrie de la pêche.

Nous avons créé SCALE afin de concevoir des systèmes productifs plus respectueux de l’environnement et de produire des matériaux et objets biosourcés avec un impact nul sur l’environnement, et notamment la faune marine. Zoom sur la SCALITE, notre premier matériau. Exclusivement conçu à base d’écailles de poissons – un coproduit de la filière pêche – ce matériau s’inscrit dans un nouveau cycle de l’économie circulaire

L’écaille

L’écaille est une petite plaque osseuse située sur l’épiderme de certains poissons (~1% de la masse volumique du poisson). Souvent superposée selon le motif que nous connaissons tous, leur fonction première est de protéger l’animal des prédateurs. Leur nature lamellaire et fibreuse leur confère, en effet, à la fois souplesse et résistance, qualités d’une bonne armure.

Elles sont de nature diverse, celle des requins est, par exemple, plus proche chimiquement d’une dent, cependant celle que nous utilisons appartiennent à la classe des leptoïdes ou elasmoïdes. Très proche de l’os, elles sont composées principalement de matière minérales (53%) telles que le calcium, phosphore et magnésium et de matière organique (43%), principalement du collagène.

L’écaille à l’instar de l’arrête du poisson n’a pas encore d’usage industriel. Elles sont donc jetées en déchet de catégorie 3, ou au mieux, inclues dans des farines de peau de poisson.

Le sourcing

La collecte des écailles, comme on pouvait s’en douter, n’est pas encore en place en Europe et en France. Pourtant, les premières estimations montrent que les gisements de matière disponibles sont considérables en Europe et dans le monde. En 2014, la production de poisson au sein des 28 pays de l’UE s’établit à 6 MT – soit 3,17% des prises mondiales (93,4 M T de pêche et 73,8 MT d’aquaculture) – dont 1,2 M T d’aquaculture et 4,8 M T pour la pêche en mer. En France, les prises de poisson se sont élevées à 528 K T en 2014, au 4eme rang européen derrière l’Espagne (904 KT), le Danemark (668 K T) et l’Angleterre (617 K T). (Source : La pêche en chiffre en Europe)

Aujourd’hui nous travaillons avec Océalliance, le leader des mareyeurs français avec a une présence sur 33 criées françaises et 25 ateliers de transformation, de Saint Jean de Luz à Boulogne. Désireux de valoriser la filière écaille, Océalliance met à notre disposition une capacité d’approvisionnement importante et régulière sur des espèces variées.

Le process

Aujourd’hui le processus implique, tout d’abord, la réduction en poudre des écailles pour optimiser l’homogénéité de la SCALITE. Outre l’ajout éventuels de colorant naturels, il nécessite un peu de chaleur d’eau et de pression mais il n’existe aucun frein technologique majeur au développement d’unité de production au plus proche des sources d’approvisionnement partout dans le monde.

Nous souhaitons maintenir un procédé de production simple et accessible, afin de favoriser la diffusion future de notre matériau notamment dans les régions pauvres du globe.

Notre outillage actuel nous permet de produire aisément des produits semi-finis sous forme de blocs, ou plaques, qui peuvent être usinées très facilement grâce à des fraiseuses numériques ou encore des outils plus traditionnels (scies, limes, perceuse, papier de verre, colles etc.). Dans le futur nous souhaitons développer le moulage direct d’objet fini grâce par injection, compression, extrusion, impression 3D.

Notre vision

La SCALITE est le premier pas vers un écosystème de matériaux et objets à base d’écailles de poissons, notre premier matériau biodégradable à court terme dans la nature et non délétère pour la faune et la flore marine.

The next big thing, will be lots of small things.

 

Dans le futur nous souhaitons petit à petit substituer les plastiques présents dans les océans par des solutions “ocean friendly”.

 

 

Start typing and press Enter to search

Shopping Cart

Votre panier est vide.