Des confusions sur les “bioplastiques”.

Des confusions sur les “bioplastiques”.

Parmi les solutions de substitution au plastique proposées – issues d’amidon de maïs, de canne à sucre, chargées de fibres de bois ou de poudre d’huîtres notamment – peu apporte des solutions véritablement satisfaisantes. Au contraire, le niveau de confusion du public augmente face à la profusion des solutions, limitant l’impact des solutions vraiment pertinentes.

Les plastiques bio-sourcés : “same same but different”

Un des premiers enjeux des plastiques a été la prise de conscience de l’épuisement de la ressource pétrole dont ils sont issues. Dès lors, les laboratoires ont cherché à remplacer ce pétrole par des bases issues de ressources renouvelables, telles que les sucres de l’amidon de maïs ou de la betterave.

Leur origine constitue leur première écueil. Souvent conçues à partir de produit de l’agriculture, ces matériaux nécessitent l’utilisation de terres agricoles, entrant de ce fait en concurrence avec la production alimentaire.

Les plastiques bio-sourcés ne sont souvent pas compostables en milieu naturel.

Par ailleurs, à l’instar de leur équivalent à base de pétrole, ces nouveaux plastiques ne sont souvent pas compostables en milieu naturel. Bioplastique ne signifie pas nécessairement compostable. Ils nécessitent alors des composteurs industriels, peu accessibles et énergivores.

“La plupart des polymères synthétiques ne sont pas biodégradables dans des conditions environnementales normales, qu’ils proviennent de combustibles fossiles ou de biomasse renouvelable.” Source : L’état des plastiques. 2018. Onu Environnement.

Les plastiques chargés : produire moins, moins bien  

Une autre méthode pour préserver la ressource a été de produire avec moins de pétrole. Pour cela les plastiques (PE, PP) sont parfois mélangés avec des poudres ou des fibres d’origines biologiques (poudre d’huître, d’algues ou de fibres de lin). Souvent abusivement appelé bioplastique, cette technologie présente l’avantage de générer moins de plastique. Cependant, le composite créé par ce biais est largement plus compliqué à recycler puisqu’il nécessite la séparation du plastique et des charges.   

Les plastiques chargés, même s’ils contiennent des
poudres d’origine naturelle, sont difficilement recyclables.

Recycler, produire moins ou produire mieux ?

Dans la lutte contre les déchets plastique, trois solutions se présentent principalement :

  • Recycler davantage,

La France se positionne à la 25e place sur 28 en Europe pour le recyclage des plastiques. Seuls 22,2% des déchets plastiques sont recyclés en France, contre 31 % en moyenne en Europe. En Allemagne 37,7% des plastiques ont été recyclés en 2017.  (Source : PlasticsEurope).

  • Produire moins,

Cela implique un changement radical de nos habitudes de consommation et s’il existe des exemples allant dans ce sens (association de réemploi, usage de contenant réutilisable, consigne etc.), ils restent encore marginaux.

  • Produire différemment,

Changer la manière de produire passe par des processus de design et de production plus  éco-intelligents et par l’usage de nouveau matériaux moins délétères. L’invention de matériaux “ocean friendly” pouvant être recyclés, compostés et le cas échéant réintégrer une boucle du vivant.

C’est cette dernière voie que nous avons choisi d’emprunter avec SCALE. L’objectif est d’inventer des matériaux issus de matières premières renouvelables et inoffensives pour l’environnement.

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