Les écailles, une armure très instructive.

Les écailles, une armure très instructive.

Les poissons constituent la moitié des vertébrés existant sur notre planète. La plupart présentent un corps à la silhouette hydrodynamique, écailleux, équipé de nageoires pour contrôler leurs mouvements, ainsi que des branchies pour pouvoir respirer l’oxygènes dissous dans l’eau.

La peau de la plupart des poissons est recouverte d’écailles qui protègent leur corps mou et leur permettent de glisser à travers les eaux avec un minimum de résistance. Elles sont enduites d’une couche de mucus gluant qui agit comme une barrière contre les parasites et les maladies.

Différents types d’écailles existent. 

  • Les écailles placoïdes

Les minuscules écailles osseuses, dures et en forme de dents, des requins et des raies donnent à leur peau un contact évoquant le papier de verre. Elles sont aussi résistantes que le cuir.

  • Les écailles ganoïdes

Certaines types primitifs de poissons osseux, comme les esturgeons et les orphies, ont d’épaisses écailles en losange qui s’imbriquent pour former une sorte d’armure. Elles manquent de flexibilité, et elles sont recouvertes de ganoïne, substance dure et transparente.

  • Les écailles leptoïdes, 

C’est le type d’écailles rencontré chez la plupart des poissons, petites, souples, poussant vers l’arrière et qui se recouvrent comme les tuiles d’un toit. Elles assurent un bon hydrodynamisme.

  • Les écailles cycloïdes

Fine et molle, la surface de l’écaille cycloïde est lisse. C’est elle qui donne cet aspect lisse aux cyprinidés et salmonidés.

  • Les écailles cténoïdes

Les écailles cténoïdes sont ouverte de petites pointes fines qui donne cet aspect rugueux aux percidés.

Le cas des écailles de sardine

La sardine est un poisson téléostéen qui possède des écailles élasmoïdes. Cette famille regroupe également le saumon et le zebrafish, poissons dont les écailles, ainsi que leurs morphogénèses, sont semblables à celle de la sardine. 

Coloration des écailles

Il existe deux types de colorations du poisson.
Les chromatophores, retrouvés juste en dessous des écailles, ont dans leur cytoplasme des pigments de différentes couleurs (en fonction du type de chromatophores).
Le deuxième type de coloration se fait grâce aux iridocytes qui sont composés de guanine. Lorsque qu’elles sont présentes dans les écailles, ces cellules réfléchissent la lumière donnant une couleur argentée au poisson. 

Tailles et nombres des écailles

La proportion d’écailles chez la sardine correspond à 2 % de la masse corporelle du poisson.

Au cours de la vie du poisson, le nombre d’écailles ne change pas, c’est la taille des écailles qui augmente durant la vie du poisson. On peut voir sur les écailles la présence de stries : si les stries sont rapprochées, la croissance est lente et cela forme un annulus ; si les stries sont éloignées alors la croissance est dite rapide. De plus, la croissance est plus rapide en été qu’en hiver. On peut donc lire l’âge du poisson grâce à ses écailles.

Au cours de la vie du poisson, le nombre d’écailles ne change pas, c’est la taille des écailles qui augmente.

Il est possible chez certains poissons de retrouver leurs lieux de vie à travers l’étude de leurs écailles.
C’est le cas du saumon qui a pour particularité de passer une partie de sa vie en mer puis de remonter les cours d’eau pour vivre en eau douce. Le retour d’un saumon en eau douce provoque un arrêt de croissance du corps et de l’écaille.

Toutefois, pour la sardine, cette technique ne fonctionne pas. Il est nécessaire d’utiliser l’otolithe, situé dans l’oreille interne pour déterminer l’âge du poisson.

Mesure de croissance d’un poisson en fonction de ses écailles (scalimétrie). © DP

La nature de l’écaille

Les écailles de la sardine sont composées de différentes couches avec une phase minérale, l’hydroxyapatite et une phase organique, le collagène.

L’écaille est organisée en trois couches :

  • Une couche interne composée de collagène de type I organisée en deux strates, en structure contre-plaqué, orthogonale ou en double torsade.
  • Une couche intermédiaire composée de fibrilles de collagène et d’un peu d’hydroxyapatite intercalée entre les fibrilles (élasmodine).
  • Une couche limitante externe très minéralisée composée uniquement d’hydroxyapatite.

A partir des écailles, Scale conçoit et fabrique la SCALITE.

Source : Evolución de las Escamas by alejandra martinez

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